Le reste est dans Adèle "L'amour dans le mur"

Publié le par Sébastien Cochelin

Voici deux poèmes d'amours. Il illustrent une partie de mon travail sur la simplicité narrative en poésie, une volonté d'élaborrer un discours en marge de la complexité.

 

L'ensemble comporte à l'origine 12 poèmes, qui sont chacun une illustration de situations bancales, fruits de ses adolescences à rallonge. Loin vouloir faire une apologie de l'immaturité, c'est une mise en confrontation des égoïsmes quotidiens et tragiques qui gaspillent une jeunesse qui se pose de 12 à 44 ans.

 

 

3

 

Elle l'avait voulu il l'avait pénétré

Elle n'avait pas su attendre qu'il quitte la femme qu'elle voyait si peu à son goût

Elle s'était faite invitée chez lui seule

Il avait déclaré aimer cette femme plus que tout au monde et que le mensonge n'y changerait rien que son cœur répondait de l'incohérence de ses actes

Le soir il lui avait dit narquois qu'il se sentait faible et que si elle en venait à le désabiller de force il ne trouverait pas en lui les moyens de se défendre mais ne lui en voudrait pas elle agit

Elle reçue sa semence comme une obole

Puis se revêtit comme une lune reprenant ses quartiers uns à uns

Elle lui écrit pour l'avoir l'embrasser encore

Il lui écrit pour lui rappeler que rien n’a changé sur celle qu'il aime

Qu'il y a peu à faire

Qu'il prend le train

Tandis qu'une ne s'imagine pas un instant trompée la rivale est en larmes d'avoir peut-être dépensé trop tôt la seule pièce qu'elle avait à offrir

 

  

8

 

Il riait en son âme qu'elle est belle qu'elle est ivre embrasse-moi tant que tu pourras cela durera quelque mois et tu ne me tueras pas

D'autres ont dû se casser les dents moi je mordrai ton fruit sachant accepter la passion pour l'offrande du soir et creuser ton corps en libation

Ils troquèrent du verre et en cassèrent sans éclats

Te quierro cela veut dire je t'aime beaucoup bonne blague

Le temps passe les rêves s'ajoutent

Les matins rallongent le temps de la passion n'est pas fini

Méfiance entre les lignes juqu'au mensonge face à la mouette

Puis pied de nez l'amour c'est l'autre celle qui n'est pas touchée ce visage de pureté qui n'est pas mêlé de rouge argentin deviens ainsi la Thérèse espagnole qui plie seule sous la flèche et s'éffondre dans ses voiles sauvée de soledad

Tu avais le visage du départ dans ton principe

Et tu dis que tu aime toi qui ivre disais tu m'aime et qui disant l'inverse aurait eu faim de recevoir

Pauvre de toi qui aime ma présence mes lèvres à ton corps défendant mon départ

Il lui ota pour bien des années l’envie d'aimer par le dire comme à contretemps

 

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LE RESTE EST DANS LES CAHIERS D'ADELES #9 "Mécanique"

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