Pourquoi Archipels ?

herbe-copie-1.jpg Outre le fait qu'évoquer René Char en tout lieu soit de bon ton, il y a avant tout l’idée de rassembler comme un ensemble d’îlots poétiques et littéraires. La difficulté pour un poète tient au fait que chaque revue et maison de poésie se prévaut d’un créneau. Ma difficulté tient au fait que je n’ai quasiment jamais décidé d’écrire telle ou telle chose pour telle ou telle revue et ainsi de correspondre au fameux créneau. Le hasard des rencontres fit que des revues m’ont ouvert leurs pages, nous les rencontreront justement cette année sur ce site, mais après, on vous attend quelque part, on veut vous voir jouer votre numéro comme en musique on attendra du Baryton-basse un beau « veau d’or » plus que l’air d’Orphée de Gluck. Voici le remède à cette sorte de retenue.

J’oriente mes recherches dans bien des directions : Poésies complexes, narratives, proses sans fin, poèmes contrapuntiques, essais. J’ai donc bien besoin d’un archipel pour embrasser une production forcément hétérogène et la rassembler tout simplement dans un lieu quelques soient les attentes de chacun, ne cherchant pas la célébration de la poésie mais la poésie simplement, dans toute sa communication.

Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 22:23

A découvrir en janvier dans le numéro de la revue N4728 (Nouvelle formule)

 

 

 

 

C’est la faute du gouvernement c’est la faute du capitalisme à la notion de bénéfice c’est la faute des syndicats qui ont manipulé tout le monde les employés de Air Littoral manifestent où ils peuvent banderoles prédécoupées et logos à gauche marqueurs et cartons faits main à droite leur entreprise vient d’être liquidée les larmes le responsable qui ne répond pas la porte dérobée l’avenir se dérobe voir un pilote d’avion pointer à l’ANPE plus de jupe pour les miss la télévision qui montre que la télévision n’est pas la seule forêt de micro reprise par le politique ce soir en exclusivité débat à 17h30 nous recevons chef de machin du parti machin et le gouvernement qui regrette sincèrement l’opposition qui s’indigne de l’inaction des premiers c’est la faute à l’autre du goudron des plumes et la mondialisation et la compétitivité et les trente-cinq heures regardons ce que font les scandinaves d’ailleurs MOI dans la région Toipoux-Marantes et la petite main sur l’épaule de la quinqua qui pleure formidable elle ne retrouvera pas de boulot la quinqua il aimerait aussi la consoler la quinqua mais il n’a pas choisi le bon cheval le député de la majorité il va falloir faire de la pédagogie pour DEPOLITISER le débat mais le syndicaliste moustachu le prend à partie pas facile de nourrir ses gosses d’acheter une voiture de payer un loyer devenez propriétaire c’est la solution mieux créez votre entreprise l’état vous aide remplacez votre laine de verre par du chanvre bio la croissance reviendra et vous ne mourrez plus si vous mangez de ce fruit savez-vous combien d’avions vend-t-on à la Chine on peut bien accepter le fil de plastique ça tient chaud quand ça fond sachez que je suis au service des Françaises et des Français je n’ai pas de plan de carrière contrairement à vous autres qui ne  proposez rien et critiquez tout sans  cherch

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Fais-moi une Top mon chou… mets-moi un loup à l’image… étale tes screens sur mon espace… Show now ! … lassés des lois du découvrement… le tease est sans histoire, il ne prend pas la tête.

Résumer, exposer le résumé de façon résumée, retirer un sonore… aboutir au tunnel… c’est un round up sans adversaires. Résumé du résumer… rappel de la résumation… résumance… tout est possible… teasing et coming next, en bref et en images, c’est l’heure des brèves… en texte et sans ramage… sans sexe non sans dommages … enrobage de souverains poncifs : le coup de théâtre, l’odeur de sainteté, le Rubicon… pièges à zozo… dès potron minet…17h Jean-Jacques Hamelin sort de l’usine…Un papier dans une poubelle et c’est le geste éco citoyen… la geste presque. 

Musique ô Maître… pour mon verbatim audacieux… Le Président a dit que… Le Président a dit que… Le Président a dit que… Le Président a dit que…

Top Story…cherchez l’erreur… cela se trouve bien en haut… bien que cela ne vole pas… ni ne mange de pain…d’où l’audace…de remplir l’espace… quand le temps est donné…et que l’on n’a rien à dire…rentabilisation des machines…des emplois, du tuyau… ainsi naquirent les plombiers polonais et autres Joe. Q

Flouter des menottes… ô poignets d’amour… flouter (les femmes et) les enfants (d’abord)… flouter les marques… flouter le sang qui coule… on vous le montre quand même, ou selon… on a donc décidé de vous montrer ce que notre conscience refuse de vous montrer ainsi disant : bon, bref, voilà, quand même, faut bien… l’exposition mammaire est largement tolérée… on peut aussi mettre des sexes masculins… mais que des petits pour pas intimider le téléspectateur… confortablement dans votre canapé, notre canopée vous conforte… toutes les occasions sont bonnes : manifs anti-G20, photographe de foules, Japonais baignant dans du chocolat fondu… mieux que les petits enfants à la sortie de l’école : la caméra et son journaliste associé

Par Sébastien Cochelin - Publié dans : Revues - Communauté : poésie contemporaine
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Mercredi 30 novembre 2011 3 30 /11 /Nov /2011 16:38

Mon grand projet d'essai poético-théolgico-poétique enfin achevé pour sa première partie, je laisse soin aux éditeurs auxquels j'ai confié mon travail de lui assurer un avenir digne de son nom.

C'est aussi l'occasion pour la revue "le Grognard" de décembre de publier un extrait tiré du deuxième tome qui est en préparation.

Ainsi va l'écriture, lente mais toujours en progrès.

Pour l'heure voici donc une prose poétique tirée de l'affaire

 

Prose sur

 Une Exèdre de Lawrence Alma Thadema

 

C’est un détail. Le minus, le parvulus. En un temps, où l’on n’aimait pas, la petitesse, en un temps où l’enfant, l’ange et le chien ne formait pas une image chérie. Au lieu, de cela, l’enfant, l’ange était le chien sans consolation d’un temps. Une exèdre ? Il n’en est qu’à la frontière, adossé à une borne, qui semble une pierre tombale, dossier d’une chaise de fortune, le cul posé sur la route sombre et en pente, tandis qu’une marche plus haut l’exèdre se couple à l’horizon, insouciante. Ici on s’arrête pour la vue, quatre yeux pour voir le lointain, puis l’on cause, sur la pierre blanche, ou ici le sommeil isole. Qui verrait ainsi le parvulus, crâne rasé comme l’immémoriale figure du sous-prolétariat romain de Pasolini, qui verrait le reflet des banlieues attenantes de Pompéi ? La liberté biffée par de grandes lettres sur un vêtement : propriété des Holconii,  bagnard d’un monde libre. Armé de parasol, comme gardé de soleil, attendre ainsi la vue, le détour, se faire l’ombre portante, le regard vidé d’un souvenir d’existence loin des subtils compagnons de Plaute et de Térence. Pas même oublié : in-vu, éternel hors-champs.

Christian Bobin le très-bas

Par Sébastien Cochelin - Publié dans : BONUS
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Mardi 15 novembre 2011 2 15 /11 /Nov /2011 16:18

à découvrir en intégralité dans la très moderne revue de poésie "Les cahiers d'Adèle"

 

 

I

 Elle présentait bien

 

Quelques bouts de papier

Pour se croire ainsi

Composée

Entre les verres

Tenir un visage

 

Du regard la faisait

Blason de la femme rêvée

 

 

II

 

Tellement bien qu'elle en fit un métier

Il la suivit avec le regard de celui qui

Etoffes qui font d'une fille une femme     L'idée même que se fait tout être

Elle l'aima plus qu'elle-même

 

Faire face

Tenir des pommettes

Un Top c'est le mot

Une taille

 


III

 

Métier de rêve pour poupée rêvée

Versé dans les arts martiaux

Rouges pour saturer le cendré

D’une beauté

 

 

Autant d’apparaître

Porter les fruits fragiles du lendemain

Offerte à leur créance

Un buste


LES CAHIERS D'ADELE # 8 (ICONES)

 

Sur le poème:

Sans se vouloir d’une modernité écrasante ce poème est particulier, c’est un poème contrapuntique. Cela veut dire qu’il est pensé en différentes voix comme la partition d’une polyphonie. J’ai d’abord écrit les voix de manière horizontale pour « raconter » l’histoire, puis le regroupement vertical fait le poème, avec des décalages et des répétitions. C’est ainsi dans la verticalité que s’inscrit les contradictions et  précipitations voulues. Certaines voix cessent puis reprennent, ainsi forment les espaces comme les sauts de ligne de ces douze fragments. L’histoire de départ fut la mutilation à l’acide d’une jeune présentatrice britannique. Les médias l’ont filmée, elle porte un masque pour faire tenir ses chairs et bois avec une paille. J’ai voulu représenter cette violence, porter ce scandale : celui d’un homme qui croyant posséder un être, une poupée, casse son jouet rageur. 

Par Sébastien Cochelin - Publié dans : Revues - Communauté : poésie contemporaine
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Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 18:53

venez donc me rencontrer

ce Mercredi 12 Octobre à 19h

à la Lucarne des Ecrivains (115, rue de l'Ourcq, paris 19ème)

à l'occasion d'une soirée de poésie organisée par la revue VERSO

J'y lirai de nombreux extraits de poésie

que vous avez pu apprécier sur ce Blog ou en revue.

Je serai accompagné de Julien derôme, Michel L'Hostis et chantal Robillard.

 

Soyez nombreux.

Par Sébastien Cochelin
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Lundi 19 septembre 2011 1 19 /09 /Sep /2011 17:51

Une seconde fois sur Verso, revue dans laquelle on retrouvera cette oeuvre de jeunesse pour deux numéros encore. Pour le coup Mars rejoint Septembre avec un titre qui comme Alain Wexler sait les choisir " Vent de Loin" fait mouche.

 

 

MARS

 

 

Soir

 

Quelquefois

En Mars

Quand le temps n’est plus

Au fait

De faire le lièvre

.

 

Ou quand les yeux semblent aussi invisibles que l’ère

Quant à dire ce qui a changé ou tourné sur l’herbe

L’orbe vous regarde au fond dans des lampadaires

Vacillant et reculant de jours en jours l’heure primaire

 

Le manteau se déserte où affluent les voiles lourds des placards

Et c’est encore téméraire que l’on voit le cou faire l’hiver

Sous les assauts du vent qui se mêle d’assaisonner

De nous faire cette raison garder ce gros de larmes propres

 

A l’hier au maintenant qui s’installe comme loir sur le feu

Qui tari sur les pays lointains accrochés aèrent nous dit-on

Plutôt que de goutter ce grand vide qui ne pense qu’aux os

Ouvrant grand les fenêtres de rouille et se penchant dehors

 

Verso N°46

Par Sébastien Cochelin - Publié dans : Revues - Communauté : poésie contemporaine
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  • Sébastien Cochelin
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  • Poésie
  • Né le 22 novembre à Angers (49), je suis chef monteur aux actualités télévisuelles. Chanteur amateur, Baryton-Basse (plain-chant et lyrique). Marié, un enfant.

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